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         HISTOIRE DU MAROC                                       

   Le Maroc est un royaume très ancien. S’il a connu l’influence de Carthage et de Rome, ses racines sont aussi berbères, arabes et africaines. Depuis l’arrivée de l’islam, au VIIe siècle, il a toujours été le centre d’un pouvoir indépendant ou d’un empire. Seul pays arabe à n’avoir pas subi la domination ottomane, il se modernise autour de la dynastie alaouite à l’issue de la période coloniale.

Femme berbèreOn admet en générale que les berbères devaient, au départ, peupler toute l’Afrique septentrionale, les immenses espaces situés au nord d’une ligne allant de l’actuelle Mauritanie à la mer Rouge.
Cette partie nord de l’Afrique a été appelée Afrique blanche puisque les Berbères appartiennent à la race blanche.Lettres des Pheniciens
On sait cependant bien peu de choses des berbères, peut-être venus de l’est, qui vivaient dans l’intérieur du pays à l’aube de l’histoire. Navigateurs audacieux, les Phéniciens viennent d’Orient fonder sur ces côtes des comptoirs commerciaux, Russaddir –actuellement Melilla- et Lixus –Larache-. 


Au cours des millénaires, ils ont subi toutes sortes de pressions, tant du monde noir que de l’Est, et combien d’invasions venues par la mer!

 

 

 

En 146 avant J.-C., Rome étend progressivement son contrôle vers l’ouest sur la moitié nord du Maroc actuel. L’empereur Auguste fait de Tingis (Tanger) une cité romaine, et le royaume de Maurétanie est JubaIIconfié en 25 av. J.-C. à Juba II, roi de Numidie (l’actuel Constantine), souverain berbère romanisé et érudit, marié à Cléopâtre Séléné, fille d’Antoine et de la grande Cléopâtre d’Égypte.
Le christianisme, importé par les Romains, auréola pendant un temps leurs établissements. Au IVe siècle, l’Afrique du nord apparemment très chrétienne, comptait des centaines d’évêchés, avec parfois, à leur tête, des prélats berbères, dont le plus célèbre fut saint Augustin.
Avec le recul du temps, le christianisme semble avoir servi, dans le nord du pays, de monothéisme de transition, tandis que, sur le versant saharien des chaînes de l’Atlas, la religion juive, introduite par des communautés venues d’Arabie depuis le fonds des temps, jouait, en fait, le même rôle. Cette double influence eu nord et au sud du pays a laissé une emprunte marquée.

L’évolution climatique saharienne a causé la disparition des dernières prairiesVallée Boughmaz sur les  hamadas  et les progrès inexorables de l’assèchement amenèrent une majeure partie des familles berbères  à remonter sur les flancs des massifs de l’Atlas et même dans certaines plaines du nord (c’est ainsi que l’on retrouve des « îlots» sanhaja aux portes d’Alger et dans la plaine du Haouz).
Le tifinar, langue berbère mère, a connu un mixage avec quelques vocables d’arabe ancien. Ce regroupement linguistique semble être à l’origine de la division, toujours valable, en trois dialectes : tachelheït à l’ouest, tamazirt à l’est et tarifit au nord.

Cavaliers arabesTelle était la situation au VIIe siecle, lorsque les avant-gardes des cavaliers d’allah, commandées par le fougueux Okba ben Nafii en 702, parvinrent, apes une chevauchée fantastique, jusqu’aux rives de l’Atlantique.
Les arabes désignèrent ces contrées nouvellement découvertes sous le nom de Maghreb : pays du soleil couchant.
Après cette chevauchée plus spectaculaire qu’efficace suivirent des vagues humaines, jaillies du fond de l’arabie, transcendée par la foi musulmane. Les berLe plus vaste État unitaire qui ait jamais existé jusqu’à lors, à était formé sous le règne de l’une des plus émbères résistèrent d’abord. Suivant les lieux, après avoir jaugé prudemment les forces en présence, certains se soumirent et adoptèrent l’islam. D’autres se replièrent dans les vallées du versant nord de l’atlas.
Mais, à cette époque, l’ensemble du Maroc se trouvait sans maître. En dehors d’une certaine organisation urbaine qui avait dû survivre dans les anciennes cités romaines – même après la décadence-, aucun système cohérent ne pouvait s’opposer aux poussées successives de l’islam.

inentes figures de l’histoire marocaine, Idriss ibn Abdallah, un descendant d’Ali, gendre du prophète Mohamed. La tribu berbère des Aouraba, établie à Volubilis, le prend pour chef en 789. Idriss Ie se taille un petit royaume, et entreprend la construction d’une cité nouvelle, Fès.

            

    Les dynasties marocaines

L’arrivée de l’islam et la dynastie Idrisside (788-974)
Les Almoravides (1054-1145)
Les Almohades et l’Apogée de l’empire musulman d’occident (1147-1248)
Les Mérinides, une grande civilisation urbaine (1248-1465)
Dynastie Wattasside (1465-1555)
Les deux dynasties Chérifiennes 
          La prospérité Saadienne (1555-1659)
          La relève Alaouite (de 1636 à nos jours)